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littérature française

Du baroque au classicisme et l’âge des Lumières

Baroque

Le Baroque concorde avec la période des guerres de religions. C'est une période de la confusion et de l'incertitude.
Le mot « baroque » désigne une perle de forme irrégulière et aussi est à l'origine un terme péjoratif. Ce style perturbe car il est fasciné par l'irrégularité et par le mouvement. Les histoires sont compliquées. Les auteurs utilisent les métaphores, les hyperboles ou les antithèses. Le mélange des genres est permis (la tragi-comédie).
A cette époque, Cardinal Richelieu fonde l'Académie française - avec pour but la codification de la langue française et la création du dictionnaire de la langue française et de la grammaire. Les centres de la vie culturelle étaient des salons gérés par les femmes - le salon de la marquise Rambouillet ou de Mlle Scudéry.

En ce qui concerne le roman, on distingue deux types principales :

Le représentant du théâtre est Corneille.

Classicisme

Ce style cherche la vérité universelle et prend pour modèle l'Antiquité. L'homme est le centre de l'intérêt, pas comme l'individualité, mais le porteur abstrait de raison et de vérité absolue. Les idéaux de l'époque sont la sérénité, la sobriété et la clarté.
Il prône la raison et la cognition scientifique. La pensée de l'époque est influencée par le rationalisme de René Descartes qui, dans le Discours de la méthode (1637), pose la raison discursive comme seule source possible de toute connaissance réelle et affirme « je pense donc je suis ».
Le théâtre est de grande importance et très réglementé - les genres (tragédie et comédie) ne doivent pas être mélangés ; la règle des trois unités - l'action doit se dérouler en vingt-quatre heures (unité de temps), en un seul lieu (unité de lieu) et ne doit être constituée que d'une seule intrigue (unité d'action).

Les représentants du théâtre classiciste sont :

Jean Racine (1639-1699)
Phèdre (1677) - une tragédie inspirée par le drame antique

Corneille (1606-1684)
Cid - l'histoire de l'amour en conflit avec l'honneur, les personnages ne succombent pas à la destinée, mais sont les représentants de la volonté libre. Cette oeuvre marque le passage entre le Baroque et le classicisme. La pièce a été rejeteé parce qu'elle ne respectait pas les règles du classicisme - elle mélangeait les genres (c'était la tragi-comédie) ; mais le public était passionné par le récit.

Molière (1622-1673)
L'auteur brillant des comédies qui mettent en scène les moeurs de la société avec enjouement et décence. Certaines de ses pièces ont suscité une vive réaction du parti dévot qui les prenait pour les attaques contre l'Église. Molière ne condamne pas les principes religieux, mais le fanatisme. Son oeuvre prône le maintien de l'ordre établi. Chacun y reçoit un châtiment à la mesure de sa faute. La raison qui l'emporte toujours, demande de respecter la condition originelle : le bourgeois, même enrichi, reste un bourgeois ; jamais un valet ne sort de sa condition.
Les oeuvres : Tartuffe ou l'imposteur (1664), Le Misanthrope (1666), Dom Juan (1665)

Jean de la Fontaine (1621-1695)
Les fables (La cigale et la Fourmi, Le loup et l'Agneau) - un court récit en vers ou occasionnellement en prose qui vise à donner de façon plaisante une leçon de vie ; les animaux y ont les caractéristiques humaines et leur société reflète la nôtre.

Le siècle des lumières

Il s'agit de l'époque du règne de Louis XIV, roi du soleil et de la Révolution française. Cette période est marquée par l'essor de la science, de la philosophie et de la théorie politique.

Charles Louis de Montesquieu (1689 - 1755)
Lettres persanes - les lettres persanes commentent les moeurs françaises : une satire mordante
De l'esprit des lois - il y condamne l'un des trois modes de gouvernement : le despotisme fondé sur la crainte. Restent la république fondée sur la vertu et la monarchie fondée sur l'honneur. La monarchie paraît bien adaptée au tempérament français, mais elle a évolué au 17e siècle pour devenir entre les mains de Louis XIV un instrument de despotisme. Des réformes sont donc désirables. A l'exemple du gouvernement anglais, Montesquieu voudrait la séparation des pouvoirs.

Voltaire - François Marie Arouet (1694 - 1778)
Toutes ses oeuvres sont imprégnées de ses idées philosophiques. Il croit au progrès, il attaque le despotisme, le fanatisme religieux et le dogmatisme. Son déisme admet l'existence d'un Dieu architecte et ouvrier qu'on trouve au fond de toutes les religions. Mais finalement, l'homme est seul dans le monde et Dieu ne prend pas soin de lui. Il a lutté pour la liberté de l'expression. Il se moque de la bêtise humaine et glorifie la raison.
Candide ou l'Optimisme (1759) - satire de l'optimisme béat
Zadig ou La Destinée (1747) - pose le problème de la destinée et de la providence
Micromégas (1752) - questionnement sur la relativité universelle
L'Ingénu (1767) - satire de l'hypocrisie

Jean Jacques Rousseau (1712 - 1778)

D'après lui, la société est mauvaise et la seule bonne voie est d'en échapper. L'homme devrait vivre selon les règles naturels.
Ses oeuvres :
La Nouvelle Héloïse (1761) - l'idéal d'une vie de famille simple et pure
Émile ou De l'Éducation (1762) - ses idées pédagogiques. L'éducation d'Émile répond à un souci principal : préserver le jeune enfant des méfaits de la civilisation, ne rien faire surtout qui puisse étouffer les germes de vertu déposés en lui par la nature
Du contrat social (1762) - les principes de la souveraineté du peuple - un pacte librement consenti qui servira de fondement à une vie sociale supportable
Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes - parle de deux types d'inégalités - physique et politique qui relève de l'accord entre les hommes.

Denis Diderot
Il a dirigé le projet de l'Encyclopédie, ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers (72 000 articles, plus de 140 auteurs, 17 volumes).
Jacques le fataliste et son maître
La Religieuse - l'auteur analyse le comportement de Suzanne qui est entrée au couvent sans vocation. Elle incarne la liberté contre l'enfermement et l'autorité.

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